Premières fois / Premières photos
Jusqu’au 1er novembre 2026, le Pavillon Populaire de Montpellier présente l'exposition Premières fois / Premières photos. Consacrée à près de deux siècles d'innovations photographiques, elle réunit plus de 200 photographies, objets et documents d'archives. À cette occasion, l'INPI prête près de 80 documents originaux issus de ses archives historiques – brevets d'invention et marques – qui témoignent de l'effervescence inventive qui accompagne la photographie depuis ses débuts.
Brevets et marques au cœur de l'histoire de la photographie
L'exposition propose un voyage à travers les « premières fois » de la photographie : premiers essais, premières images devenues iconiques, ou encore premières innovations techniques.
Le parcours met également en lumière les enjeux économiques et industriels qui ont accompagné ces inventions, ainsi que les stratégies mises en œuvre par les inventeurs et les fabricants pour protéger leurs créations et distinguer leurs produits grâce à la propriété industrielle.
Au sein des séquences « Actes de naissance : les brevets photographiques » et « Premiers mots. La photographie sans contrefaçon », les archives de l'INPI révèlent l'extraordinaire diversité des innovations liées à la photographie.
L’Institut recense ainsi plus de 4 000 brevets photographiques déposés au XIXᵉ siècle. Si ces derniers témoignent de l'ingéniosité d’inventeurs venant de tous les horizons (Physiciens, opticiens, artistes, ébénistes ou encore physiologistes…), les marques quant à elles racontent l'histoire d'une industrie en pleine expansion marquée par un imaginaire débordant (« Le Soleil », « L’Étoile », « Le Merveilleux », « L’Incroyable » …).
Près de 80 documents prêtés par l'INPI, pour la plupart dévoilés pour la première fois au public
Le prêt consenti par l'INPI comprend notamment le pied photo-vélocipédique, brevet déposé en 1891 permettant de fixer un appareil photographique sur une bicyclette, la marque Papier au Ferro-Prussiate, ancêtre de la photocopie, ou encore le brevet d'une prothèse chirurgicale illustré par une photographie. Ces documents, aux côtés de nombreuses autres archives, illustrent la richesse des collections de l'Institut.
À travers ces archives, l'exposition montre que la photographie est le fruit d'une multitude d'essais, d'améliorations techniques et d'idées parfois insolites. Comme le souligne Luce Lebart, directrice artistique indépendante en charge de la programmation artistique du Pavillon Populaire et commissaire de l’exposition : « Du « photocycliste » au « photopiège », les brevets ingénieux et marques loufoques auront de quoi réjouir et surprendre le visiteur. »